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COP21 9 décembre 2015 Bio World Resource Benchmark,

Bio World Resource Benchmark,
Détails :

Pour en avoir une vision plus précise, les Arts et Métiers - Campus de Cluny - et BioBuild Concept ont mené une étude s’appuyant sur un panel de quinze pays. Cette étude, Bio World Resource Benchmark, a été soutenue par l’ADEME[1], la DHUP[2] et l’ARENE Ile de France[3]. Elle a également bénéficié de l’expertise du cabinet Nomadéis.

L’ambition est double : d’une part, acquérir, à l’échelon international, un premier niveau de connaissance sur les ressources disponibles, la maturité – scientifique, technique, réglementaire, économique, etc. – des filières ou encore sur les politiques publiques. D’autre part, l’objectif est d’attirer l’attention sur la problématique des matériaux de construction et d’évaluer le potentiel de réponse de la bio-économie.

Bio World Resource Benchmark a, en premier lieu, fait ressortir que la ressource mobilisable - sans concurrence avec les besoins alimentaires – est importante dans pratiquement toutes les régions étudiées. Cette ressource est très diverse et les possibilités d’utilisations sont larges : éléments de structure, isolants, matériaux de couverture, granulats pour bétons, etc.

Deuxième constat : le monde de la recherche et de l’innovation s’est investi dans le domaine. Le nombre de programmes de recherche croît rapidement dans différentes directions complémentaires et innovantes. Les laboratoires français sont particulièrement actifs sur le sujet et occupent une place de leader.

Concernant la construction, les possibilités offertes par les matériaux biosourcés n’ont pas échappée aux architectes. Certains ont développé des solutions techniques qui permettent d’en exploiter les spécificités ; et ce dossier ne présente qu’un petit échantillon des réalisations qui ont été identifiées dans l’étude. Dans de nombreux cas, les techniques utilisées puisent dans l’immense vivier des savoir-faire vernaculaires, particulièrement riche dans la valorisation des matières issues de la biomasse.

Bien que tout cela ne représente encore que des volumes modestes, Bio World Resource Benchmark confirme que la dynamique est enclenchée. Toutefois, il faudra une massification significative pour bénéficier des effets positifs que l’on peut attendre, au niveau de la planète, de l’utilisation des matériaux de construction biosourcés. Le sujet mériterait sans doute un soutien affirmé des pouvoirs publics à l’instar de ce qui est pratiqué dans de nombreux pays pour d’autres secteurs de la bio-économie – tel que les bio-carburants par exemple.

 

[1] Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie

[2] La Direction de l'habitat, de l'urbanisme et des paysages (DHUP) fait partie de la Direction générale de l'aménagement, du logement et de la nature rattachée au Ministère de l’écologie, du développement durable et de l'énergie et au Ministère du logement, de l'égalité des territoires et de la ruralité

[3] Agence régionale de l'environnement et des nouvelles énergies d’Ile de France.